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25/11/2014

Anniversaire/Diaspora

anniversaire claudiu,blog,personnel,politique,professionnel

(Mes photos -Rose fraîche)

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Claudiu. Ce matin, sous la pluie battante qui a de nouveau choisi la Cote d'Azur, je suis allée chercher au marché de la Libération une rose fraîche. Elle a sa place habituelle, entre le tableau que nous avions acheté ensemble chez Virgin, en 2001, avant son départ pour Charleston, et la belle photo avec Rowen, à Villefranche, pendant les dernières vacances de 2010. Dans A propos, j'ai écrit, il y a quelques années, que ce blog était devenu perso-politico-professionnel. C'est exact, avec l'observation  que ces trois aspects sont liés, ils sont interdépendants et ne pourraient être pris séparément..Tout événement qui a l'air d'être personnel ne l'est pas, en fait, et c'est là l'unique justification de ce blog, à mes propres yeux. Je fais souvent un effort de volonté pour calmer ma réflexion, pour la refroidir, afin qu'elle puisse livrer tel ou tel aspect, sous une forme qui ne soit pas contre-productive, pour ainsi dire, si je pense au statut sur le fil que j'ai depuis tant d'années ici..

 P.-S. La presse continue d'analyser le résultat de la récente élection présidentielle, en observant que tout ne fait que commencer, et qu'il est important de ne pas oublier trop rapidement "ce deuxième miracle roumain des derniers 25 ans", et la performance réalisée par les millions de Roumains de la Diaspora. "Il n'est guère facile de passer du jour au lendemain du statut de l'émigré qui agace, le suspect de service responsable pour la diminution du niveau de vie, au statut de l'émigré défenseur de la démocratie, digne d'estime et d'admiration." Reconnaître les mérites de la Diaspora est plutôt une première, du moins en ces termes-là. D'habitude, le seul mérite qui lui soit attribué concerne l'argent qu'elle envoie en Roumanie, et qui représente une partie importante du PIB. Et d'ailleurs, aujourd'hui, des Etats en principe honorables, et qui n'ont pas une forte émigration, décident d'être moins regardants sur ce qui peut faire augmenter leur PIB.. Claudiu et moi faisons partie de la Diaspora roumaine, à la très grosse différence que Claudiu est aussi citoyen américain, tandis que moi, je suis ressortissante UE résidente en France...[la victoire de la Diaspora à Londres -vidéo http://youtu.be/lHCUPTwz238 ]

Je suis entrée à Monoprix pour chercher un thé, et j'étais là, devant le rayonnage, à regarder les boîtes, en réfléchissant, en même temps, au prochain dossier administratif que je m'apprêtais à dresser (c'est-à-dire à "vomir", selon mes images - m'acquitter de trois milliers d'euros de cotisations restantes à la Cipav, pour bénéficier plus tard à la retraite de 8 euros par mois..), lorsque ce refrain s'est déversé des haut-parleurs. Et, prêtant un autre sens aux paroles légèrement débiles, je me suis dit que la chose la plus sexy au monde, la plus désirable, ce serait la justice..Le reste est ab-so-lu-ment dérisoire (pas de psychanalyse inutile..) http://youtu.be/aOl4oeHZnBk

03/11/2014

Elections Roumanie (II)

élections présidentielles, roumanie, diaspora, enjeux, justice, état de droit.

(Photo web)

Les résultats du premier tour de la présidentielle étaient prévisibles. Le vote dans la diaspora a été émaillé de nombreux incidents liés à l'organisation, ou plus exactement au manque d'organisation (nombre insuffisant de bureaux de vote, de personnel, de formulaires). On ne saurait suspecter d'incompétence le gouvernement et son premier-ministre candidat. Ils ont dû faire de leur mieux pour saboter le vote des Roumains de l'étranger, ce qui semble logique, après tout, puisque la diaspora ne fait pas partie de l'électorat du PSD. L'intérêt, comme observe bien l'auteur de cet article, c'est que moins la diaspora vote, mieux c'est. L'explication avancée par le ministère des affaires étrangères comme quoi ils ont respecté les sections de vote de 2009, est une contre vérité: rien qu'à Nice, où la section de vote a été supprimée, vivent des milliers de Roumains. Je me suis félicitée pour l'intuition de ne pas être allée à Marseille. J'aurais peut-être risqué de faire quelques centaines de km et de ne pas réussir à voter, faute de formulaires, qui sait.. En Roumanie, le vote "rouge" dans les départements les plus pauvres, les fiefs des barons PSD (après tout, la moitié du pays..) est allé vers cette formation politique calamiteuse et son candidat (derrière qui se trouve l'autre "aile" des Services..). Si elle l'emporte au second tour, le 16 prochain, la Roumanie n'aura aucune chance, pour les cinq années à venir, de devenir plus ou moins "normale" (justice, Etat de droit). Ce n'est même pas interprétable, c'est tout simplement clair, 25 ans après la chute du Mur..

31/10/2014

Elections Roumanie

 1416689473.2 ET.jpgAinsi que je l'écrivais dans ma note précédente, j'avais bien l'intention de voter, mais ce ne sera plus le cas. Le gouvernement de Bucarest a décidé de renoncer à plusieurs sections de vote pour les Roumains résidant à l'étranger, dont à Nice. En revanche, on vote à...Brest (je n'ai pas la curiosité de me renseigner combien de Roumains vivent là-bas, ou si le consulat honoraire a pu organiser une section de vote à moindres frais qu'à Nice, les raisons officielles invoquées étant ce qu'elles sont..). Je ne ferai en aucun cas le déplacement au Consulat de Marseille, un jour de dimanche, 250 +250 km aller-retour, et en plus, pour rien, puisque je ne vois vraiment pas sur quel nom je pourrais apposer le tampon de vote. Il y a dix ans, je suis bien allée à Marseille afin de voter pour la présidentielle -j'avais encore de l'espoir, même un brin d'enthousiasme. Je voterai pour ET, le seul qui ait ma préférence (le revoici, tel que je l'ai réalisé en 2004, mais photographié plus récemment, entouré d'éléments roumains et européens..). "Ne t'en fais pas, me dit mon frère, d'autres voteront à ta place, pour toi." Hélas, oui..

P.-S. C'est amusant, la démocratie au Burkina Faso, le président qui a l'habitude de modifier la Constitution pour se représenter, et ça depuis 27 ans.. Dans certains livres, il existe un avertissement: "toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite". Pour mémoire, cette note de juillet 2012 (les update sont à l'envers..), illustrée par mon personnage préféré.  

 

 

 

 

20/09/2014

Le vrai travail ne paye pas

crime organisé,milliards,business légal,travail,restaurant traditionnel(Mes photos: Ginkgo biloba, l'Arbre aux mille écus)

Lorsqu'on on réfléchit bien, on constate que le vrai travail ne paye pas, tandis que l'autre, si. La réalité foisonne d'exemples, mais je pense à deux domaines - l'un fonctionne au grand jour, l'autre dans l'ombre. Pour ce qui est du premier, c'est facile, il est correctement encadré par des lois, traités, conventions, bref, par tout l'arsenal démocratique émanant du consentement des citoyens. Cet article explique comment les commissaires européens, très bien payés par les taxes publiques, sont nommés sur des critères exclusivement politiques, et non sur des compétences. "All honest people are eliminated by government leaders. That action is against the clear right of all citizens to be candidates for the job". Je dirais qu'au moins c'est clair, plutôt que l'hypocrisie et la mise en scène des concours ouverts aux masses (au cas où vous ne connaîtriez pas l'EPSO, la pépinière de fonctionnaires européens..). Il en va de même pour des responsabilités politiques (pas exécutives), le plus souvent royalement payées pour un travail qui ne saurait être ni défini, ni quantifiable, ni productif. 

L'autre domaine, celui qui conçoit son travail dans l'ombre, s'est mis en quête de respectabilité et donc, de légalité. Les groupes du crime organisé ont évolué: ils sont plus réduits, plus transnationaux, et les montants sont plus importants. Rien que ces sept pays européens (France, Italie, Espagne, Irlande, Grande Bretagne, Finlande, Pays-Bas) génèrent environ 40 milliards par an résultant du trafic de drogue, de la contrefaçon, et de l'exploitation sexuelle. La nouveauté, c'est qu'ils infiltrent le monde du business légal, en polluant ainsi l'économie légale. Ils ne mettent pas leur argent dans les technologies, puisqu'ils n'ont pas le savoir faire, mais dans le bâtiment, les bars et les restaurants, l'immobilier, le textile.
 
L'article m'est revenu en mémoire il y a deux jours, lorsque j'ai vu dans Nice l'affiche du spectacle  organisé par un groupe de manele (cette musique spécifique, née dans les quartiers de Bucarest après '90 -lire davantage dans Wikipedia). Pour les réservations, on indiquait un restaurant roumain, telle rue, tel numéro. Comme ce n'était pas loin, j'y suis passée, histoire de me faire une idée. Enfin, l'idée, je l'avais déjà, puisque à Nice, j'avais remarqué, au fil des années, quelques restaurants roumains, qui avaient d'ailleurs fermé pas longtemps après avoir ouvert. Sur les photos exposées à l'extérieur, des plats disons traditionnels (mais les Grecs et les Turcs pourraient les revendiquer aussi), pas plus de dix tables, local bien situé et équipé. Sur le net, les infos basiques: société déclarée depuis quelques mois, jeune gérante, capital symbolique. Les restaurants traditionnels roumains à l'étranger, je connais un peu, et je garde surtout le souvenir d'une expérience directe. La voici, à titre d'anecdote.
Il y a quelques années, je m'étais donné assez de mal pour organiser le mariage religieux de mon fils et le baptême de la petite aux Etats-Unis, formule 2 en 1, à savoir en un seul événement. J'avais failli y renoncer à cause des critères à remplir, et que je trouvais d'un compliqué pas possible, mais j'avais promis à ma mère. Alors, je l'ai fait dans les règles. La paroisse roumaine se trouvait dans un autre Etat, à quelques heures de route, et c'est le prêtre (je me suis demandé s'il avait le grade de lieutenant..) qui nous avait mis en relation avec le patron d'un restaurant roumain situé à la sortie de la grande ville, à encore une demi-heure de route. Bien entendu, on avait opté pour le menu traditionnel, il n'y avait pas trente-six, les feuilles de choux farcies et la polenta, les petites saucisses..Il faut dire que la cuisine roumaine, sans être le comble du raffinement, est pourtant succulente, et qu'elle n'a pas que ces trois plats-là.. Le restaurant était énorme et vide, nous étions une vingtaine. Je n'oublierai jamais ce repas cuisiné par des gens qui devaient être tout, sauf des professionnels, en tout cas, ils n'avaient rien à voir avec la restauration. Des plats immangeables, et sans parler du service.. Nous, on avait compris, mais j'ai eu honte devant les invités américains. On avait laissé les assiettes presque pleines, et on avait commandé des grillades, simplement..