05/03/2010

Un livre controversé

 L'imposture climatique : Ou La fausse écologie Hier, en fin d'après-midi, j'ai trouvé un fauteuil de libre chez Virgin et je suis restée deux heures à lire. Personnellement, je crois que ce que l'auteur y avance est bien réel. Après 30 ans de dictature communiste et 20 ans de chaos post-communiste et/ou de démocratie capitaliste, je pense savoir reconnaître les signes du totalitarisme, quel que soit son visage. Les mécanismes décrits ne m'étonnent pas, mais au contraire, ils me semblent tout à fait cohérents, dans une certaine logique qui caractérise notre monde actuel: politique -organisations internationales- science- subventions- recherches- systèmes mafieux- résultats- médias- opinions... Puisque l'auteur lui-même dit que ce livre est un cri de révolte, et qu'il souhaite que tout le monde l'entende, il faudrait peut-être le lire vraiment, avant de le contester..
 

02/10/2009

Anniversaires/Nobel

Les célébrations de l’année : 60 ans depuis la victoire du communisme en Chine, 20 ans depuis sa chute en Europe. Je venais de me plonger dans une lecture fort occidentale sur les idéologies, en tant que maladies de l’idéal (Le mal des idéologies -une étude de psychanalyse étendue à la culture), lorsque j’ai appris la parution du livre L’Exécution des Ceausescu. La vérité sur une révolution en trompe l’œil, chez Larousse, auteur Radu Portocala. C’était pour hier, le 1er Octobre, et donc je suis allée immédiatement le chercher chez Virgin. En tapant le titre sur son ordinateur, le vendeur était ravi d’avoir orthographié correctement le nom Ceausescu: « Vous avez vu? Du premier coup! ». Il est vrai que tout un chacun croit connaître les événements de Décembre ’89, « la révolution roumaine en direct ».

Mais il faudrait lire ce livre de 153 pages, qui démonte logiquement le mécanisme de l’une des plus grandes manipulations réalisée par la désinformation, avec l’appui des médias, pour mieux voir, avec le recul, comment le scénario initial orchestré par l’URSS, et non pas par les Occidentaux, s’était déroulé en Roumanie. Si des faits comme ceux-là ont été possibles, tout est possible en Roumanie.. D’après ma grille de lecture, on peut également comprendre pourquoi la Roumanie d’aujourd’hui, vingt ans après, a le visage qu’elle a. Un fil rouge semble relier la corruption, les clans, les luttes intestines pour le pouvoir, la guerre entre les dissidents réels ou ceux fabriqués et les Services, les fortunes, les institutions défaillantes. Je recommanderais le livre d’abord aux eurocrates bruxellois qui sont dans les rouages de la décision, à ces Roumains qui se complaisent toujours dans l’illusion d’une révolution qui leur aurait été volée…, et bien sûr, à tous ceux qui refusent d’avaler des vérités toutes faites.

Update. L'écrivain Herta Müller, Allemande d'origine roumaine, se voit attribuer le Nobel de littérature 2009.

http://www.nytimes.com/aponline/2009/10/08/arts/AP-EU-Nob...
 
"...si je n'étais pas partie, il m'aurait été impossible de résister ici! Rien qu'en pensant au contact quotidien avec la réalité roumaine, je me rends compte que je deviendrais folle une sedonde fois si je devais vivre dans la Roumanie d'aujourd'hui. Il y a tant d'indifférence dans ce pays, et l'indifférence de la population explique aussi tout ce qui se passe.." déclare Herta Müller dans un quotidien roumain.
 
"La Roumanie post-communiste n'a pas enlevé tous les masques de l'horreur communiste, dont le plus perfide reste celui de la délation, et le plus terrible, celui de l'annihilation de l' intimité (...). Les Services secrets de Ceausescu  n'ont pas été dissous, mais renommés SRI. Un ex-collaborateur de la Securitate peut occuper n'importe quelle fonction aujourd'hui en Roumanie " écrivait Herta Müller dans Die Zeit (cité dans RL).

27/07/2009

Et si le Mur n'était pas tombé?/Les autres

Eh bien, on n'aurait pas contemplé de près le mythe de la démocratie occidentale, dont on rêvait de loin, et on n'aurait pas compris qu'il n'était pas meilleur, mais juste autrement agencé, on ne serait pas entrés en Europe officiellement, on n'aurait pas franchi des frontières, on n'aurait pas connu la xénophobie..
Dans une récente conversation, on m'a répliqué que tous les pays étaient xénophobes. Non pas politiquement, ouvertement, cela va de soi (lois, droits, directives, associations, ONGs, etc.), mais en profondeur, en sourdine, les étrangers n'étant ni aimés, ni véritablement intégrés ou reconnus, mais tolérés. Pour ma part, je le confirme. Un écrivain roumain émigré aux States dans les années '80 dit, après avoir pris connaissance de son impressionnant dossier à la Securitate, que "le sentiment d'être un étranger parmi les siens est un peu plus terrible que le sentiment d'être un étranger parmi d'autres". C'est pourquoi je pense que l'approche philosophique/psychanalytique de l'Autre (mon semblable, tout court) serait plus recommandable, car plus consolatrice. La révolte se trouverait apaisée par les limites mêmes de la condition humaine, puisque les considérations politiques peuvent se valoir toutes, à un moment donné.
 
"L'une de mes constantes préoccupations est de comprendre comment d'autres gens peuvent exister, comment il peut y avoir des âmes autres que la mienne, des consciences étrangères à la mienne, laquelle, étant elle-même conscience, me semble par là même être la seule. Je conçois que l'homme qui se trouve devant moi, qui me parle avec des mots identiques aux miens, et qui fait des gestes semblables à ceux que je fais ou je pourrais faire -je conçois qu'il puisse, en quelque façon, être mon semblable. (...).Personne, me semble-t-il, n'admet l'existence réelle des autres.(...). Il est des figures des temps passés, des images-esprits contenues dans les livres, qui sont pour nous plus réelles que ces indifférences incarnées qui nous parlent par-dessus le comptoir, ou nous regardent par hasard dans le tram, ou qui nous frôlent en passant, au hasard mort des rues. Ces autres-là ne sont pour nous que paysage, et presque toujours paysage invisible, de rue trop bien connue. (..) Je n'ai pas honte d'envisager les choses de cette façon, car je me suis aperçu que tout le monde en fait autant. Ce qui peut sembler du mépris pour l'homme, de l'indifférence permettant de tuer des gens sans bien sentir qu'on les tue, comme chez les assasins, ou sans penser que l'on tue, comme chez les soldats, provient de ce que personne n'accorde l'attention nécessaire au fait -sans doute trop abscons- que les autres sont des âmes, eux aussi." ( Fernando Pessoa/Bernardo Soares, Le livre de l'intranquillité).
Update: le 31 Juillet (1990/2009) Chanson fétiche, elle m'a accompagnée, en version roumaine, dans mon premier séjour en France, je la fredonnais constamment.. "Marina, Marina, Marina/O mie de ani de-as trai/Marina, Marina, Marina/Aleasa pe viata sa-mi fii/Crede-ma, Marina, /Lumea asta-i mare/Dar tu n-ai asemanare/O, nu, nu, nu, nu, nu". (Marina, Marina, Marina/Même si je vivais mille ans/Tu serais mon élue à vie/Crois-moi, Marina/Ce monde est grand/Mais tu n'as pas d'égale/O, non, non, non, non, non). 
Rocco Granata - Marina 2001
Released 1959

 

09/04/2009

Livre

004.JPGHier après-midi, j'ai acheté le livre d'Eva Joly, et bien sûr, je l'ai lu tout de suite. Le libraire m'a dit que l'auteur serait là début Mai. Venir à Nice, si près de Monaco, c'est un bon choix -j'ai pensé. On pourrait dire que c'est un livre d'espoir, car il vaut mieux voir le verre à demi plein. Mais plus qu'espérer, il faut dire les choses, pour que les gens soient informés et qu'ils comprennent exactement ce qui se passe, et surtout comment. C'est ce que fait le livre.
 
"Nous vivons une époque où la corruption devient la règle", dit l'un de ces héros ordinaires. "La Commission européenne se fiche totalement de la lutte contre la corruption", lâche-t-il ainsi sans détour. Il en veut à Bruxelles de se contenter de simples recommandations sur la corruption, sans aucun effet. (...) Ce ne sont pas les petites histoires de vols ordinaires, de petits fonctionnaires indélicats, qui constituent le vrai danger quand on s'attaque à la corruption. Le vrai, le seul sujet sulfureux, c'est la corruption des politiques et des puissants.(...)
La plupart des gens ne réalisent pas que la moitié des transactions commerciales de la planète passent par les paradis fiscaux. Lesquels capturent ainsi une part énorme de l'économie globale."
 
 

02/12/2008

Fin de partie/Livre

Les Roumains ont donc voté, tant bien que mal (autour de 39%), et maintenant l'heure est à la négociation/redistribution des résultats -difficile d'y comprendre quelque chose, car tantôt ce sont les socio-démocrates (PSD), tantôt ce sont les libéraux (PNL-PDL) qui l'auraient emporté...Aucune importance, d'ailleurs, et si j'ai voté (à Nice, je rappelle...), c'est plus par respect pour moi-même, pour exercer un droit et un devoir, que pour une classe politique lamentable, dont les membres s'avèrent parfaitement interchangeables.
En plus gai: je viens de retrouver sur Internet un livre de mon enfance, "The Adventures of Neznaika and his friends", en anglais et en roumain -je n'ai pas trouvé de version en français ("Neznaika" serait "J'en- sais- rien"). Voici les liens. Bonne lecture!  

22/02/2008

Très bref plaidoyer (à propos de cette Storytelling-là...)

"L'existence étant ce qu'elle est, il n'y a pas à s'étonner si les hommes se sont toujours préoccupés de sa possible signification. Les opinions courantes à ce sujet sont fondamentalement au nombre de trois: pour certains, l'existence a une signification précise, pour d'autres, elle n'en a aucune, pour d'autres, enfin, il n'est pas exclu qu'elle en ait une, mais chacun doit se débrouiller pour la trouver pour lui-même. En tout cas, il s'agit d'une question 'grave', traditionnellement réservée aux spécialistes, philosophes, prêtres, savants et penseurs, spéléologues, prisonniers libérés, commandants de pétroliers, actrices rescapées de la taillade de leurs poignets, etc. Les gens ordinaires n'en parlent pas, soit par bonne éducation, soit de crainte d'avoir l'air bêtes et mal informés, soit parce que les occupations de la vie quotidienne laissent peu de temps, passé seize ans, pour les échanges de méditations cartésiennes.(....) Nous passâmes d'urgence en revue diverses religions dans l'idée d'une éventuelle adhésion, nous considérâmes trois ou quatre religions progressistes et utopistes qui s'étaient imposées en même temps que la locomotive à vapeur, nous étudiâmes à fond quelques grands systèmes philosophiques antiques et modernes. Mais il ne nous fallut pas longtemps pour voir tout ce qu'il y avait d'incompatible entre nous et ces électromécaniciens de la vie, si sentencieux et sûrs de leurs diagnostics, et si facilement désavoués par un fil, un joint ou un contact déplacé.
Il ne nous restait donc que la littérature qui s'est toujours occupée, à vrai dire, de la signification de l'existence. Mais de quelle manière? Par des voies subtilement indirectes, tangentielles, allusives, symboliques, avec les silences, les hésitations, les délicatissimes précautions d'un homme qui essaie de pêcher un poisson avec les mains."
(Fruttero & Lucentini, La signification de l'existence,1974, 1996 Arléa)
P.S. Voici un site -fun, smart and humanitarian-:http://www.freerice.com/index.php

07/09/2006

Notre bagne quotidien ou pour une relecture

 
"Pour comprendre l'homme et ses besoins, pour le connaître dans ce qu'il a d'essentiel, il ne faut pas opposer l'une à l'autre l'évidence de vos vérités. Oui, vous avez raison, la logique démontre tout. (...)On peut ranger les hommes en hommes de gauche et en hommes de droite, en bossus et en non bossus, en fascistes et en démocrates, et ces distinctions sont inattaquables. Mais la vérité est ce qui simplifie le monde et non ce qui crée le chaos; la vérité, c'est le langage qui dégage l'universel (...) ce n'est point ce qui se démontre, c'est ce qui simplifie. (...)A quoi bon discuter toutes ces idéologies? Si toutes se démontrent, toutes aussi s'opposent, et de telles discussions font désespérer du salut de l'homme. Alors que l'homme partout autour de nous expose les mêmes besoins. Nous voulons être délivrés. Celui qui donne un coup de pioche veut connaître un sens à son coup de pioche (...) Le bagne ne réside point là où les coups de pioche sont donnés. Il n'est pas d'horreur matérielle. Le bagne réside là où les coups de pioche sont donnés qui n'ont point de sens, qui ne relient pas celui qui les donne à la communauté des hommes. Et nous voulons nous évader du bagne."
 
"(...) Et ce n'est point la charité ici qui me tourmente. Il ne s'agit pas de s'attendrir sur une plaie éternellement ouverte. Ceux qui la portent ne la sentent pas.C'est quelque chose comme l'espèce humaine et non l'individu qui est blessé ici, qui est lésé. Je ne crois guère à la pitié. Ce qui me tourmente, c'est le point de vue du jardinier. Ce qui me tourmente, ce n'est pas cette misère, dans laquelle après tout on s'installe aussi bien que dans la paresse. Des générations d'Orientaux vivent dans la crasse et s'y plaisent. Ce qui me tourmente, les soupes populaires ne le guérissent point. C'est un peu, dans chacun des hommes Mozart assasiné. Seul l'esprit, s'il souffle sur la glaise, peut créer l'homme."
(Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes
 

03/04/2006

La Roumanie n'a jamais été un travail facile

Je viens de découvrir le site d'un Américain amoureux de la Roumanie et de la Reine Marie. http://www.tkinter.smig.net
J'ai cherché alors dans la petite bibliothèque que j'avais constituée en France, au cours des années. Je me souvenais  avoir un livre que mon fils avait reçu de l'un de ses professeurs, il y a quatre ans, lorsqu'il faisait ses études au Ceram de Nice. C'est un ouvrage historique solide: Hannah Pakula, "Queen of Roumania, The life of Princess Marie, grand-daughter of Queen Victoria", Eland, 1989. J'ai envoyé quelques mots d'appréciation au créateur du site, qui m'a répondu ceci: (...) I very much like your words: “Queen Maria was more Romanian and felt better the destiny of this people than today Romanians”. Romania did have a very promising destiny and let’s just hope that it can be recovered and Romania’s heritage can be maintained.(...)
Alors, j'ai pensé lui signaler cet ouvrage. En le feuillettant plus attentivement, j'ai particulièrement aimé quelques mottos, en tête de certains chapitres. Cet Américain ne parle pas français (il a seulement vu que mon site était bien fourni et a regardé les photos...hélas, je ne peux acheter en ligne plus d'espace pour en mettre davantage), voilà pourquoi je reproduis plus loin ces mottos en original, à son intention aussi.

"The Roumanians are not a nation, they are a profession." (Otto Von Bismarck)


"I hope God will help the Roumanians. I cannot." (Herbert Hoover -Président américain républicain des USA, de 1929 à 1933)


"There is no country dearer to her children than Roumania. They love her because she is sweet, laughing, maternal and fecund. But they love her less for what she gives them than for what she costs them". (Count Charles de Saint -Aulaire)


"My love for my country is my religion." (Queen Marie of Roumania).

"In fairness to all sides I must admit that prudence was not my specialty." (Queen Marie of Roumania)


"There is only a man in Roumania, and that is the Queen." (Count Charles de Saint- Aulaire)


"It has been said of her (Queen Marie) that she formed a whole generation. Every man was in love with her, every artist inspired her, every woman wished to look like her." (Lesley Blanch)

"I was brought up by my mother's iron principles and one was never to give way to anything, neither to love, emotion or illness! - I stuck to the illness." (Queen Marie of Roumania)


"I am said to be the most beautiful woman in Europe. About that, of course, I cannot judge because I cannot know. But about the other queens, I know. I am the most beautiful queen in Europe." (Queen Marie of Roumania)

02/02/2006

Tough Love

J'ai parcouru le livre de Pierre Lellouche, "Illusions gauloises, Plaidoyer pour une France debout", Grasset, 2006. Un joli titre balzacien et un sous-titre ne laissant aucun doute sur le sens de l'esprit critique. J'éprouve une empathie particulière pour ce genre de "tough love" dont on peut être animé à l'égard de son pays, et qui s'exprime dans la lucidité sans complaisance. J'ai été réconfortée politiquement par les pages qui parlent de l'Europe, de l'élargissement traumatisant, de l'indispensable new deal transaltlantique, car depuis un siècle, l'Amérique est la seule véritable alliée de l'Europe. L'idée que le rebondissement de la France ne pourrait se produire que dans cette perspective est d'autant plus évidente pour quelqu'un qui a vécu à l'Est, comme moi. Aussi évidente que la perception sans nuances de tout ce qui ressemble aux totalitarismes que l'on minimise, ou que l'on refuse de voir, tel le millénarisme islamiste, sur lequel le chapitre Genèse du "fascisme vert" a le mérite d'être très précis.
Quant au syndrome Amélie Poulain, j'avoue que j'ai suivi le raisonnement avec une secrète satisfaction. Lorsque "Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain" était sorti, j'avais trouvé suspect l'engoument pour ce film, et je ne l'ai vu que récemment, à la télévision, par hasard et faute de mieux. Et j'ai toujours évité d'en donner mon opinion autour de moi, pour ne pas passer pour une insensible...

28/01/2006

Coup de coeur/Livre

C'est "Le Complexe de Barbe-Bleue, Psychologie de la méchanceté et de la haine", de Jean-Albert Meynard,  Editions L'Archipel, 2006, coll.Archipsy.
Je pense que l'on ne dira jamais assez que se connaître soi-même (ou du moins, en faire l'effort) est ce qu'il y a de plus difficile. A défaut de cette connaissance, c'est la relation à l'Autre qui en pâtit, à savoir le tissu de toutes les interdépendances qui font notre existence. Qu'il existe "mille façons de nuire", on est d'accord...
Ce livre, que j'ai trouvé agréablement écrit et pas rébarbatif du tout, démonte un mécanisme dont sont également responsables nos trois cerveaux qui traitent l'information. Il examine ce mécanisme dans une perspective qui va des petits riens relationnels auxquels on ne prête pas toujours attention, mais qui sont parlants, jusqu'aux phénomènes plus complexes de notre vie sociale, tels le voyeurisme du cinéma et des médias, ou la violence idéologique et religieuse, ou le pouvoir politique.
Le manque d'empathie, la jouissance dans la domination ou la souffrance de l'autre, la chosification et l'humiliation de l'autre, à des degrés divers, bien sûr, peuvent se trouver stimulées et nourries par la puissance de l'image, et "l'Audimat rejoint le physiologique". Je reconnais que c'est un point de vue juste, notre monde étant mû davantage par la curiosité, que par un réel besoin de connaissance (ce que l'on n'acceptera pas...).
"Sous l'influence de leur cerveau instinctif, les humains ne sont pas égaux! Ils sont emprunts, quel que soit leur niveau de courtoisie ou de déférence, d'un désir de domination. Leur aspect policé, socialement correct, cache leurs envies paléolithiques. Même les relations les plus intimes sont soumises aux lois impériales du sous-cortex."(p.184)
"Quels que soient les modèles derrière lesquelles elles s'expriment, la haine et la méchanceté font partie de notre quotidien, et les Barbe-Bleue aussi"(p.26)

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