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25/11/2019

Une joie triste, l'oxymore de ce novembre

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(Mes photos- Le jardin Alsace-Lorraine)

C’est l’anniversaire de mon fils, 39 ans, ces derniers 15 ans aux Etats-Unis, ces derniers 12 ans dans une compagnie américaine leader mondial. Nous comptons parmi les 863.849 de la diaspora roumaine ayant voté pour le président sortant Klaus Iohannis, qui l’emporte donc grâce aux voix des 94% des Roumains de l’étranger et des 63% des électeurs sur le territoire. Une victoire assez triste, je dirais même amère, selon moi, puisque le Parti pourri, héritier du Parti communiste, l’actuel Parti social-démocrate obtient 34%, ce qui en dit malheureusement assez long sur l’état de santé de la Roumanie. J’aurais aimé qu’il soit balayé, au-dessous de 15%, et alors, j’aurais dit que le pays était en train de guérir, après trente ans. Mais non, ils vont se replier, la mafia ne meurt jamais, elle se réorganise. Cela veut dire qu’un tiers des Roumains ont voté pour le Parti pourri, soit 35 personnes sur 100…Beaucoup trop. Pour cette élection présidentielle, c’est la diaspora qui a sauvé la mise, c’est une évidence. Mais la tumeur est là, elle va grossir au moment des élections parlementaires prochaines. En gardant la tête froide, on peut se dire que oui, on a évité le pire (car un chef d’Etat comme la candidate du Parti pourri aurait été une calamité), mais c’est loin d’être gagné pour la Roumanie.

Certes, le président sortant et actuel a maintenu le pays sur la ligne euro-atlantique, et il va sûrement continuer, il faut le lui accorder, et ce n’est pas rien. Le slogan de sa campagne, « Pour une Roumanie normale », va rester juste une formulation optimiste, comme le slogan du candidat USR/Plus+, d’ailleurs, « Heureux en Roumanie ». Le problème, c’est que, voilà comment conçoit le bonheur et la normalité un tiers des Roumains, un tiers non négligeable, car il comprend, en définitive, l’appareil administratif et politique de base, le squelette de la bête, le tissu des fiefs locaux et des clans, auquel s’ajoute la masse des Gélatineux (je les appelle ainsi), plus ou moins anonymes… Ils sont malfaisants par l’indifférence, l’opportunisme, l’ignorance, la sottise..

En tout cas, ce n’est pas demain la veille que les millions de Roumains qui ont quitté le pays y retourneront. Je l’ai quitté il y a 27 ans, mon fils il y 21 ans. Je ne m’attendais pas (et là, je reconnais ma bonne foi, ou ma naïveté) que le Parti pourri et sa candidate, pitoyable mais agressive, fassent un score de 34%, avec le soutien des Gélatineux.. Je vais faire une pause de la Roumanie, comme j'ai fait une pause de la France après la dernière attaque islamiste en date (celle de la Préfecture de Paris, en octobre dernier). Quand vous ne pouvez changer une réalité, ni la quitter, vous êtes obligé de l'accepter, mais, pour votre santé émotionnelle et physique, vous devez vous en extraire, comme vous pouvez. N'ayant jamais été capable du déni de réalité, je pratique la mise à distance. C'est tout une stratégie, bien rodée par la force des choses. Et CEFRO est là pour m'aider. 

15/01/2016

L'esprit d'une langue

DSC_1441.JPG Une formule consacrée dit que Mihai Eminescu (15 janvier 1854 -15 juin 1889) est un poète national et universel. National, il l’est sans l’ombre d’un doute, mais son universalité réside plutôt dans les thèmes de ses poèmes –l’amour, la nature, l’histoire, le devenir –que dans une trop souvent invoquée notoriété au-delà des frontières culturelles de la Roumanie. La vérité est que très peu de traductions valables ont pu le faire connaître, et seulement dans deux-trois langues de large circulation. Alors, affirmer que « le grand poète Eminescu est traduit dans toutes les langues » est, encore une fois, l’un des nombreux rêves de grandeur typiquement roumains, assez loin de la réalité. Comme on sait bien, on ne traduit pas vraiment la poésie, mais on la transpose, et cela parce que la métaphore est liée aux règles sémantiques de profondeur propres à l’esprit de chaque langue, à sa philosophie, c’est-à-dire à sa perception et à sa vision d’elle-même et du monde. C’est donc la vision qu’une langue exprime qui lui donne accès à l’universalité. Vouloir, ce n’est pas toujours pouvoir. Evidemment, j’aime Eminescu, et j’ai dans ma bibliothèque à Nice ce petit recueil de poésies dans une édition scolaire, du temps de mes études (ou de celles de Claudiu Nedelea), et ce billet de banque qui n’est plus valide.. Mais c’est ma façon de marquer le jour.

Pour la même occasion, j'écrivais ceci en 2009. 

 

10/01/2014

Anniversaires 2014

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(De mes photos)


Happy 7th Birthday, Rowen Valentina! La multi ani! 


Bon Anniversaire, CEFRO, 6 ans, malgré tout! On continue.



Les deux dés, que je garde dans mon porte-monnaie, sont tombés hier pour la première fois dans cette combinaison (six-six). Ils sont tombés vraiment par hasard, lorsque j'ai renversé le porte-monnaie sur le bureau, pour compter...Le plus petit (blanc), je l'ai trouvé après le départ de ma mère, dans son appartement dont la vente allait donner CEFRO en France.. L'autre (brun), je l'ai trouvé dans cet appartement (condominium) à Charleston loué pour quelques jours de vacances, lors du premier séjour aux States en 2007. Même si pour Mallarmé un coup de dés jamais n'abolira le hasard, selon les dernières théories, il paraît que celui-ci n'existe pas.


 Et la chanson (de Rowen): http://youtu.be/BD9EPeGWoLQ

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28/11/2013

Thanksgiving



(Mes photos: mon Ginkgo biloba préféré)

thanksgiving,anniversaire,hookerCette année, le nom de l'une des deux dindes graciées est Caramel. "I want to be like Caramel" -j'ai noté sur ma page Fb. Je me souviens d'un rêve d'angoisse de mort (je suppose prémonitoire, vu le présent), dans lequel j'étais condamnée à la guillotine (comme quoi, la mort était bien française..), et il ne me restait que 5 minutes à vivre..J'étais parfaitement résignée, rien ne pouvait plus me sauver, mais j'avais prononcé une phrase très particulière (je n'irai pas jusqu'à la reproduire ici..).  Il y a trois ans , le jeudi coïncidait avec l'anniversaire de Claudiu, et j'avais choisi une chanson de John Lee Hooker. C'est tout aussi bien pour cette année.

P-S. Petite entorse: les update ne figurent pas au début de la note (des licences poétiques, comme ça...).