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10/06/2012

En voyage

 

Ces deux dernières semaines, j'étais en Roumanie principalement pour une raison administrative (c'était aussi mon anniversaire..). La chance, c'est d'être tombée en pleine campagne électorale - maires, conseillers départementaux-, et mes démarches n'ont pas traîné du tout. Comme je venais de loin, on  ne m'a pas dit de repasser.. J'ai eu affaire à l'Université de Bucarest et à deux lycées à Galati. Je fais toujours le même trajet, Nice-Bucarest-Galati aller-retour, et certainement, je prends les mêmes photos -avec quelques variations. Evénements notables: une visite de M.Barroso, la Foire des artisans des régions, l'existence d'un Centre régional pour les réfugiés à Galati - j'ai eu l'occasion de rencontrer ces derniers à la Bibliothèque municipale, en train d'utiliser l'espace multimédia pour communiquer avec leurs familles. Inédit pour la Roumanie, mais elle est dans l'UE. J'ai parlé avec deux réfugiés (ils sont une centaine), ils apprennent le roumain et veulent rester, ils aiment.. Des photos de ce séjour sur http://myshots.hautetfort.com. Et comme à chaque fois, je rentre avec une chanson qui passait sur toutes les ondes, cette fois-ci c'est http://youtu.be/W_kiV_SOKmw?hd=1 
  Holograf -Cat de departe (How far away)

 

13/05/2012

Pas d'accueil à la hâte

Une alerte google m'envoie cet article: Zagreb est une fête, qui parle de la très proche adhésion de la Croatie à l'UE. L'auteur est un énarque, ancien professeur à l'Institut d'Etudes politiques, auteur de divers ouvrages, donc un intellectuel dont le travail consiste à expliquer les mécanismes administratifs et politiques de notre époque. Le point de vue y est positif, à savoir, il est "pour"-  ce qui est d'ailleurs annoncé dans le titre. Pour pouvoir ressentir de l'enthousiasme  à l'égard d'un prochain élargissement de l'UE, il vaut mieux être un intellectuel de ce bord -là, et être situé précisément à cette distance-là. Sinon, on entre dans la logique "occupy". 

J'ai retrouvé dans ce passage une réflexion qui m'est familière: 
"(...) les Croates, loin de s’extasier de leur accession à l’Union européenne, l’estiment normale, un dû historique, m’a dit le philosophe Predrag Matvejevic : les Croates ne sont pas entrés en Europe, ils ont le sentiment d’y être retournés. Certains s’offusquent de ce qu’ils aient dû attendre leur tour, après la Bulgarie et la Roumanie. En vérité, les bureaucrates de la Commission européenne se sont montrés plus exigeants envers la Croatie, vérifiant la conformité de ses lois et institutions aux normes européennes, parce qu’il s’est avéré que la Roumanie et la Bulgarie furent accueillies à la hâte, avant que cette mise aux normes fut achevée." 

Justement, "accueillies à la hâte", d'accord, mais après? Entre les laisser à leur autonomie nationale (la gestion des fonds européens, par exemple, lorsqu'on sait bien..), et veiller à ce que les outils du feed-back fonctionnent de façon authentique, et non purement bureaucratique - sur l'échelle des responsabilités le curseur s'est bloqué trop souvent. 
Le plus inquiétant pour tout le monde (y compris pour les US, qui voient chez eux la croissance repartir et le chômage baisser, pas énormément, mais constamment, de quelques points chaque trimestre), c'est que l'Europe ne donne aucun signe, mais aucun, qu'elle va sortir de sa paralysie (abstraction faite de réunions, visites et sommets confondus). En regardant ce matin les indignés dans les rues d'Espagne, je me dis qu'ils sont sûrement moins nombreux que les institutionnels qu'ils contestent (lesquels, eux, ne sont pas dans les rues..).
Dans un pays que je ne nommerai pas (mais aussi dans quelques autres, dont celui par qui aujourd'hui le scandale arrive), les puissants locaux (les barons) font pression pour imposer leurs hommes dans différents postes décisionnels  -c'est une coutume immémoriale, calquée plus ou moins sur la démocratie (d'où les faux diplômes ou les CV fabriqués, que les fouineurs découvrent parfois). Le critère politique est plus fort que toute compétence professionnelle. C'est sans doute grâce à cette règle de base que, dans un pays que je ne nommerai pas (mais aussi dans quelques autres..), on est arrivé à reconnaître, simplement et presque sans complexes, que l'Etat vole le citoyen, qui a son tour vole l'Etat, et que les citoyens se volent les uns les autres, dès que l'occasion se présente. 
 
P-S. Ce mois-ci, dans quelques jours, ce sera mon anniversaire (j'espère me trouver en Roumanie pour ce jour-là). Je le passe sous silence, ou je choisis une chanson? Je choisis une chanson: Vaya con Dios - Don't Break My Heart (HQ audio) et une photo faite par mon Smart.
 élargissement,croatie,ro,indignés
 
 
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01/04/2012

Photos d'Avril

 005.jpgPâquerettes 2012 (au parc de Valrose)004.jpg

 

                                     

 Chapelle bleue, Angel Ponce de Léon, 1964.



C'est à Coaraze, un petit village aux environs de Nice, où je ne suis toujours pas allée. La carte, choisie (aussi) sur un coup de coeur artistique -la représentation est originale, réalisée en camaïeu de bleus- m'avait précédée en Roumanie il y a cinq ans, à la même époque. J'avais acheté deux ou trois, j'en avais gardé une pour moi - elle balise maintenant un temps présent continu. Avril 2007-Avril 2012. J'ai voulu le marquer ici, plutôt que dans la rubrique des commémorations du journal local de Galati (je sais que tu me comprends, maman, c'est l'espace de CEFRO, et donc, c'est un peu de toi..).

Et pendant que j'écris cela, je me souviens des propos récents d'un jeune philosophe français (plus exactement, professeur de philo, mais en France ce raccourci est courant), beau garçon fringant, présent assez souvent sur les plateaux tv et à la radio (la chaîne culturelle), à propos des bloggueurs qui mettent en ligne leur (petit) univers personnel, à défaut de propositions concrètes pour la marche de la cité...Je m'étais dit que si notre jeune philosophe avait un jugement un peu sévère, c'est parce que le monde spéculatif des idées est en général un monde confortable, et que probablement, sa vie personnelle n'a pas connu, et ne connaîtra jamais, certaines des multiples violences symboliques (mais concrètes) qui tuent à petit feu.                  



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03/02/2012

"C'est comme ça que je t'aime.."

Le chômage continue de baisser (chez eux).
La situation de l'emploi en Europe n'est pas uniformément catastrophique: il existe des taux de chômage de 5% pas trop loin..
Alors, pourquoi en France ne cesse-t-il d'augmenter? Et pourquoi, ces "auto-entrepreneurs malgré eux" se cassent la figure le lendemain de leur installation (sauf ceux qui "ont réussi" et passent dans le JT..)? Je ne suis pas auto-entrepreneur, mais micro-entreprise. Voyons, en quelques chiffres simples, si l'on peut effectivement sortir son épingle de ce jeu (car c'en est un, douloureux, ou même fatal pour les pauvres sujets en question): supposons un CA autour de 11.000 E sur une année, donc net autour de 7000 E, suite à quoi on doit régler des cotisations auprès de l'Urssaf autour de 600E, une taxe professionnelle annuelle (rebaptisée  cotisation foncière de l'entreprise) de plus de 600E, une cotisation annuelle à la sécurité sociale (RSI) de 900 E (en dehors de la complémentaire santé, qui dans ce cas de figure, sera autour de 500 E), une cotisation annuelle à la CIPAV de 600 E. Total: 3200 E par an, seules les cotisations,  -et ce sont des montants de base.. Donc, la moitié de ce modeste CA (pour lequel on ne reste pas les bras croisés, c'est le moins que l'on puisse dire..). Question logique: et pour le loyer, la nourriture?  Eh bien, il y a ce RSA, tant décrié - dans le cas de figure exposé, autour de 350 Euros. Oui, mais n'oublions pas que  la moitié des revenus sur lesquels il est calculé passe en réalité en cotisations.. "C'est comme ça que je t'aime/ Riche et pauvre à la fois..". Vive.., et vive..!  
Comment sortir de là? CEFRO traverse les frontières, jour et nuit, pour trouver ce qu'elle recherche: a partnership and a secure support.. Mais, le problème, c'est que CEFRO, aussi minuscule qu'elle soit, est une "for-profit organization", (comme on l'a bien constaté..), et que dans ce monde, où le seul vrai marché et business reste l'humanitaire, l'argent coule à flots vers les "non-profit" (l'équivalent des associations européennes, dont une grande partie, je ne dis pas toutes, ne sont pas à plaindre, bien au contraire... -je pense surtout à la myriade d'associations autour de la CE nourrissante). Il faut comprendre la réalité de nos systèmes, dans leurs rouages législatifs et financiers souvent hypocrites, car en fin de compte, il est question de formes légales pour brasser d'énormes sommes, tout en s'exonérant de taxes et de cotisations, avec la bonne conscience pour bonus. Exactement comme les drogues: celles qui sont illégales, et donc bannies, sanctionnées, etc., et celles qui sont prescrites sur ordonnance.. Tous les grands programmes fonctionnent sur ce principe, et en dehors de ces programmes, point de salut..


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