20/01/2026
Comme un lapin pris dans les phares

(Photo- Le mimosa, malgré tout)
C’est l’image d’un lapin intensément surpris, figé de peur, qui voit une voiture arriver brusquement sur lui. C’est exactement ce à quoi me fait penser l’UE actuellement. Mais puisqu’elle ne compte pas se laisser complètement écraser, elle est en train de chercher à mettre en place quelques solutions, plus ou moins désespérées, plus ou moins réalistes, mais des réactions quand même. L’impensable se produit sous nos yeux : son allié de très longue date se retourne contre elle, il n’est pas encore devenu son ennemi, mais ça n’a pas l’air de tarder, donc il faut prendre des décisions rapides.
Dans son récent discours au Sénat, le sénateur Claude Malhuret dresse un constat de la situation actuelle. C’est un discours brillant, comme toujours. J’en ai sélectionné quelques extraits, mais avec précaution, car je suis en train de renouveler mon visa américain de dix ans et on m'a demandé de fournir mon ID Facebook sur l’application DS-160 (je poste en général sur Facebook les liens envoyant à mes notes de blog). Le discours pourra être écouté dans la vidéo publiée sur la page de Monsieur le Sénateur.
« La première puissance mondiale était notre alliée, elle est aujourd’hui notre adversaire. Elle était un rempart contre les dictatures, elle semble sur le point d’en devenir une. (…) Incompréhensible est la volonté de casser le système mis en place par les Etats-Unis depuis 1945. (…) Incompréhensible, l’attaque de ses alliés séculaires, pour reprendre langue avec les dictateurs en guerre contre l’ordre occidental, la destruction du multilatéralisme et le retrait de dizaines d’institutions qui donnaient aux USA une influence mondiale (…). Pour l’Europe, cette situation est tragique. Son principal allié est devenu un adversaire, l’OTAN au bord du gouffre, les menaces sur l’un de ses territoires, les guerres commerciales, le lâchage de l’Ukraine que nous peinons à compenser. (…) Pourquoi Trump est-il prêt à s’essuyer les pieds sur l’Europe au Groenland ? Pourquoi Poutine a-t-il cru qu’il pouvait envahir l’Ukraine sans réaction ? Pourquoi les Chinois inondent -ils l’Europe de leurs produits en trouvant toujours une porte d’entrée complaisante ? Pourquoi l’Europe, dont le PIB est comparable à celui des Etats-Unis ou de la Chine et dix fois supérieur à celui de la Russie, est-elle traitée comme quantité négligeable ? Parce que l’Europe n’est ni un pays, ni une puissance, ni même une confédération. Dépendante énergétique de la Russie, dépendante militaire des Etats-Unis, dépendante commerciale de la Chine, son contresens historique sur l’histoire des trente dernières années l’amène à s’effacer de l’histoire du monde comme à la limite de la mer, un visage de sable. Ses réalisations sont pourtant remarquables. La paix entre anciens ennemis, la libre circulation, le marché unique et la monnaie unique, la protection des droits fondamentaux, la politique sociale la plus généreuse. Mais elle n’a pas su répondre à trois problèmes majeurs : garantir sa propre sécurité, produire un système de décision efficace et s’inscrire dans la grande révolution du XXI -ème siècle, la révolution technologique, cognitive et financière. Si nous ne parvenons pas à relever ces défis, l’alternative sera simple : la vassalisation auprès de nos alliés ou la soumission à nos ennemis. Les solutions sont parfaitement identifiées. Un réarmement qui suppose une réindustrialisation et des investissements massifs pour devenir une Europe puissance militaire, un saut fédéral avec entre autres l’extension des décisions à la majorité qualifiée pour devenir une Europe puissance politique, enfin la mise en œuvre des rapports Draghi et Letta pour devenir, ou plutôt redevenir, une Europe puissance économique et commerciale. Tout le monde sait cela mais rien ne se passe. (…) Quant à la révolution technologique, nous sommes à des années- lumière de la mise en place des instruments financiers indispensables pour rattraper les Etats-Unis et la Chine. (…) »
Que dire de la Roumanie, dans ce contexte tragique ? Elle est entre deux chaises, comme dans toute son histoire. En plus, elle souffre d’une ALD (affection de longue durée), la corruption endémique : l’Etat capturé, une Justice aux ordres des partis politiques et des Services. Si je dois continuer à voyager aux Etats-Unis avec deux passeports liés avec un élastique (le passeport en cours de validité et le passeport antérieur, avec le visa américain), c’est parce que la décision de l’administration américaine de faire enfin entrer la Roumanie dans le programme d’exemption de visas avait été annulée au dernier moment, suite à l’élection présidentielle roumaine en 2024. Or, en fait, ce qui avait été vu à Washington comme un coup porté à la démocratie en Roumanie, c'était une erreur de casting qu'il a fallu corriger en catastrophe. Nous avions donc frôlé le pire.
16:48 Publié dans Actualités, Enjeux, Evénement, Publié sur Facebook, RO-EU-USA/Coopération, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, roumanie, etats-unis, décisions |
Facebook | |
Imprimer
06/12/2025
Joyeux Noël!
(Photo -Les Galeries Lafayette, 2025)
C’était en 2001, avant Noël. Je suis entrée dans un grand magasin, sur l'avenue Jean Médecin, et j’ai aperçu sur un présentoir des livres au format réduit, un livre…1 euro. J’ai acheté les Contes choisis, de Hans Christian Andersen. Comme toujours, j’ai noté sur la première page la date et les circonstances : « Nice, le 15 décembre 2001, avant Noël, petits bijoux. J’ai lu « Le Vilain Petit Canard » debout, au Prisunic, et j’ai été si émue que je l’ai acheté… Mon cadeau pour moi ».
En 2014, à la même époque, j’ai publié un extrait de ce conte dans une note sur le blog de CEFRO (Le temps merveilleux).
En cette année 2025, je relis le conte avec le même attendrissement. La suite de l’extrait publié ici se trouve dans la note de 2014 (voir le lien).
« Les tribulations du petit canard recommencèrent. Cependant, un soir, il eut un moment de bonheur. Il avait fait beau dans la journée ; le soleil se couchait au milieu de nuages d’un rouge superbe. Tout à coup passa une troupe de grands et magnifiques oiseaux ; jamais le canard n’en avait vu de pareils. Ils étaient d’une blancheur éclatante ; ils avaient de longs cous, qu’ils courbaient avec un mouvement plein de grâce : c’étaient des cygnes. Ils poussaient un cri tout particulier ; leurs larges ailes toutes déployées, ils volaient vers les pays du Sud pour retrouver la chaleur. Ils montaient, montaient toujours ; le petit canard, à leur vue, éprouvait une sensation inconnue. Il se tourna et retourna dans l’eau, il tendit le cou vers eux et, involontairement, il poussa un cri perçant et singulier, qu’il en eut peur lui-même.
Oh ! qu’il aimait ces beaux oiseaux sans les connaître, sans savoir où ils allaient ! Lorsqu’ils disparurent, dans son agitation, il plongea jusqu’au fond de l’eau ; revenu à la surface, il se sentit remué et ému comme il ne l’avait jamais été. Comme il admirait ces splendides oiseaux ! Il n’éprouvait aucun sentiment d’envie. Le pauvret, qui aurait été si heureux si les canards l’avaient souffert parmi eux, ne pensait certes pas qu’il pût jamais être autre chose qu’une créature repoussante. »
http://www.cefro.pro/archive/2014/12/20/le-temps-merveill...
08:00 Publié dans Actualités, Archives, Evénement, Livre, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noël, contes, andersen, blog cefro |
Facebook | |
Imprimer
08/11/2025
Il ne manquerait plus que ça...
(Photo -Nice, un matin de novembre)
La Vice-présidente de la Commission Européenne avance un projet sur l’extension du programme Erasmus+ aux pays du pacte pour la Méditerranée (dont l’Algérie, la Syrie, la Palestine). Le député européen François-Xavier Bellamy s’oppose à l’extension de ce programme européen à certains pays du sud de la Méditerranée et il explique ses raisons dans un entretien au journal Le Point. Ouvrir Erasmus à des régimes autoritaires, instables, gangrénés par l’islam politique ou explicitement hostiles aux intérêts de nos pays, serait à la fois contraire à nos principes universitaires et dangereux pour toute l’Europe - écrit Monsieur Bellamy sur sa page Facebook. Une pétition a été lancée contre l’extension de ce programme qui risque d’être dénaturé en devenant un nouveau vecteur d’immigration. Ce serait une trahison des valeurs qui doivent fonder l’esprit universitaire en Europe, ce serait trahir nos principes autant que notre sécurité. Le programme Erasmus doit rester au service de la jeunesse des pays européens, pour préparer son avenir et celui de l’esprit de liberté qui nous lie.
J’ai saisi mon nom, mon adresse email, ma ville, j’ai coché Je signe la pétition contre l’élargissement d’Erasmus au Maghreb et au Proche-Orient et j’ai envoyé.
Il se trouve que j’ai voté deux fois pour Monsieur Bellamy au Parlement européen, mais ce n’est pas par fidélité que je soutiens son initiative, mais par conviction personnelle et professionnelle. Avec ma micro-entreprise CEFRO, j’ai travaillé dans deux programmes d’Education et de formation tout au long de la vie, Grundtvig et Erasmus+, entre 2008-2016, et les participants à mes cours venaient des 28 pays européens (la Grande Bretagne faisait encore partie de l’UE). Cela a été une expérience de travail et de collaboration européenne fort positive, et même si cette formule (CEFRO proposait ses cours validés par l’Agence Europe-Education-Formation-France) ne répondait pas à mon projet initial de créer un Centre de formation pour cadres roumains en France (c’est l’histoire de ce blog et aussi des chances réelles d’entreprendre en France…), je reste persuadée que l’Europe, c’est l’Europe et qu’elle doit le rester. Les universités et les campus universitaires sont la porte d’entrée de l’islamisme en Europe et aux Etats-Unis. De quels échanges parle-t-on ? L’islam politique n’a pas besoin d’un programme européen pour se répandre, il y parvient dangereusement bien déjà avec le soutien des politiques de l’extrême gauche et des activistes qui font l’apologie du terrorisme en tant que « résistance ». Entre Hitler et Staline. Personnellement, je n’ai pas connu directement le nazisme, mais j’ai vécu le totalitarisme communiste et je ne souhaite pas avoir à vivre maintenant le totalitarisme islamiste, bien que tous les signaux soient là, sous nos yeux, tous les jours, sous toutes les formes, inutile d'en faire l'inventaire, tant ils sont nombreux, accablants, ahurissants. Et nous les confondons, par déni, lâcheté, complicité, avec les droits de l’homme.
15:16 Publié dans Actualités, Enjeux, information, Presse, RO-EU-USA/Coopération | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : erasmus+, extension programme, pétition |
Facebook | |
Imprimer
03/10/2025
Bienvenue en Toscane!

(Photos- Voyage en Italie)
C'était pour un mariage américain élégant, dans un village médiéval à une heure de Florence, pas loin du lieu où est né Léonard de Vinci. Un choix exquis, une organisation millimétrée, un service parfait. Le personnel italien parlait anglais, les chauffeurs italiens à disposition à toute heure étaient des professionnels familiers de la route qui serpentait au milieu des arbres encore verts. Tout ce monde montrait une amabilité et une sollicitude que je ne rencontre pas habituellement...
En ce début d’automne, la Toscane se présentait baignée par un soleil doux de septembre, ou enveloppée dans les brumes qui s’élevaient sur les collines, ou sous une pluie éparse faisant alterner sur le ciel les nuances de gris et de bleu - et cela dans la même journée. Une beauté simple et paisible, un silence absolu. Trois jours de dépaysement, trois jours pour mettre entre parenthèses les conflits et les diverses urgences de la planète. Au retour, j’ai téléchargé mes photos et vidéos et j’en ai posté sur Facebook et sur YouTube : https://www.youtube.com/@carmenlopez8687/videos (click sur Vidéos).
20:14 Publié dans Actualités, Evénement, Loisirs, RO-EU-USA/Coopération, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : voyage, italie, automne |
Facebook | |
Imprimer







