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06/01/2018

L'UE vs l'Europe (Bonne Année 2018!)

Nouvel An, Vienne, UE, Europe, Trump, la Pologne

(Mes photos- Grues, le chantier du tram, Nice

 

Sur LCI, je regarde la matinale pendant que je bois mon café. Un journaliste bien connu décode le discours du Président à l’occasion du Nouvel An (je n’ai pas écouté l’allocution du Président, j’étais en communication avec l’outre-Atlantique). Et que dit-il, monsieur le journaliste ? Il dit que les pays de l’Europe de l’Est ont beau refuser les quotas, de toute manière, ce ne sont pas eux qui décident. Clair et net. Démocratiquement.

Le lendemain, je reste scotchée devant mon poste de télévision pour le Concert viennois du Nouvel An. C’est merveilleux, comme toujours. A la fin, je  fais une courte vidéo avec « Le Beau Danube bleu », que j’envoie à la petite famille aux States (comme cela, ils commenceront l’année avec de belles images européennes). Le concert est suivi d’une « Escapade viennoise » très agréable: histoire, tradition, élégance, bon goût. Je vais sur Wikipedia pour rafraîchir ma mémoire concernant les guerres austro-turques (surtout la grande guerre de 1683, le Siège de Vienne, qui s'est terminée avec la victoire du Saint-Empire romain, une Ligue de pays d'Europe occidentale et centrale). Ensuite, je lis l’article écrit par un journaliste roumain député européen sur l’Europe et sa fin programmée (c’était après la visite du Président Trump en Pologne, il y a quelques mois), et je me mets à adapter certains paragraphes (voir l'article original ICI):

 

 


De la Maison Blanche, de là où on avait empêché tant de fois le suicide de l’Europe, Donald Trump a formulé clairement une question : est-ce que l’Ouest a toujours la volonté de survivre ? La réponse de l’UE, telle qu’elle peut nous parvenir depuis Berlin, Paris ou Bruxelles est une tragédie en cours : nous n’avons jamais été plus heureux ! Nous survivrons à l’Europe !

Le deuxième débarquement américain en Europe a commencé là où le premier s’était arrêté : à la frontière entre l’Ouest et l’Europe de l’Est. Donald Trump a mis le pied là où il fallait. C’est-à-dire, dans cette région de l’Europe que l’UE veut obliger à faire demi-tour, en l’envoyant à son ancienne définition : une annexe provinciale dans laquelle la Russie est libre de mordre, chaque fois qu’elle se dirige vers Berlin. A son arrivée Place Krasinski à Varsovie, le Président des Etats-Unis a trouvé l’Europe sur le point de se diviser, à nouveau. L’Ouest, concrétisé bureaucratiquement par l’UE, demande à l’Est de renoncer au souvenir de sa propre identité et d’embrasser le nouveau culte légaliste, procédural, hostile à la vie nationale et indifférent à la morale profonde de l’être humain. L’Est doit choisir entre conversion et abandon, entre l’anonymat égoïste du nouveau genre d’existence occidentale et l’argent de l’UE. Voici, par exemple, E. Macron. Le jeune président français, voté par des électeurs qui ne se doutaient pas qu’ils allaient aider à un couronnement, affirme que les choses sont simples : L’Europe n’est pas un supermarché ! Les Européens de l’Est ne peuvent choisir ce qu’ils veulent dans les rayons et refuser ce qu’ils n’aiment pas ! Bien sûr, avec une petite remarque. Ce « quelque chose » qui met dans les rayons uniquement des produits allemands ne peut être ni un supermarché, ni l’Europe, mais une base de distribution allemande où les Européens de l’Est ont l’obligation d’acheter ce qu’on leur indique, et de déclarer à la sortie qu’ils ont le panier plein de produits européens.

Mais alors, qu’est-ce que l’Europe ? Essayons de réfléchir, à partir de la récente leçon d’histoire citée par Trump à Varsovie, et ignorée convenablement de Calais à Berlin. Dans sa configuration actuelle, l’Europe est une civilisation sauvée, au prix de sang anglo-américain et polonais, du suicide par idéologie totalitaire. Les Polonais ont une tradition à fonctionner comme obstacle et antidote à la disparition de l’Europe. La première fois, en 1920, sur la Vistule, ils ont arrêté l’invasion russe et ont épargné à l’Allemagne une bolchévisation prématurée. Ensuite, il y a eu l’insurrection de Varsovie en 1944, quand 200.000 résistants polonais ont été massacrés dans les rues, les sous-sols, les hôpitaux, les églises, et quand Varsovie a été complètement détruite. A une distance de quelques kilomètres, de l’autre côté de la Vistule, l’héroïque Armée rouge a attendu 63 jours avec satisfaction: les Allemands nettoyaient les lieux et assuraient l’avenir communiste de la Pologne. Pendant ce temps, à Paris, les officiers allemands prenaient du bon temps dans les cabarets et les bistrots, et n’étaient nullement inquiétés…Bien sûr, la révolte de Varsovie n’a pas libéré la Pologne, mais a rendu la soumission impossible.

Et c’est toujours en Pologne qu’a commencé la démolition du communisme, après une décision prise la main sur la croix. La Pologne a détruit le communisme est-européen et elle a rendu possible la réunification allemande. (…) La solidarité européenne, c’est vivre et mourir de manière européenne pour les Européens et leur civilisation. Ce n’est pas une anecdote criminelle qui remplit l’Europe de tous les peuples du monde et qui impose des quotas de migrants, au nom de la charité globale. (…) L’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest sont l’Europe. Ensemble et sans Gazprom. Là où l’Allemagne s’est entortillée dans les gazoducs russes, Trump offre du gaz américain. Les Etats-Unis sont maintenant un exportateur à part entière et ils abondent en pétrole et gaz de schiste. La crise de nerfs des écologistes poussés derrière par la Russie a échoué. Donald Trump a compris, à côté des sociétés et des nations ignorées, que l’Europe de l’Ouest avait perdu sa volonté de vivre et qu’elle s’approchait dangereusement du moment où elle sortirait de l’Europe. A savoir, de la culture, du bon sens, de la foi, qui sont les fondements de la civilisation occidentale. C’est pour cette raison, et non pour le profit, que Trump veut sortir Gazprom de l’Europe, le cynisme bureaucratique de l’âme asséchée des élites, et la Russie des esprits égarés des leaders de l’UE.

Qu’est-ce qu’on risque avec Trump ? Perdre le patriotisme européen soutenu par Berlin ? Tant pis ! Le patriotisme légaliste de l’UE s’est changé en idéologie et il ne peut plus tenir lieu d’identité. (…)

Les questions de Trump sont légitimes : est-ce que l’Ouest a encore la volonté de survivre ? Avons-nous encore confiance en nos propres valeurs et sommes-nous prêts à les défendre ? Nous reste-t-il encore un minimum de respect envers nos citoyens pour que nous protégions nos frontières ? Avons-nous encore le courage de défendre notre civilisation de ceux qui veulent l’infiltrer et la détruire ? (….) Trump a tenu un discours de vérité. L’oubliera-t-il ? Trump vient et repart. Mais la lâcheté et la suffisance du déclin européen sont un courant historique, supranational, un état accumulé pendant des siècles de pensée égarée. Regardons les foules. A Varsovie, une foule qui était venue pour écouter et pour espérer dans la protection de la liberté, justement parce qu’elle n’avait pas oublié quel en avait été le prix. Le lendemain, à Hambourg, où Trump a participé au G20, des dizaines de milliers de jeunes ont refusé de devenir matures. Des enfants gâtés du capitalisme étaient là pour protester contre le capitalisme, pour exprimer des frustrations, pour incendier des voitures et des magasins, pour s’admirer et être admirés. Et parmi ces 50.000 indignés, pas une seule voix contre le terrorisme islamique, contre la Russie envahissant l’Ukraine, ou contre le clown nord-coréen. Ceux-ci, on peut les accepter. Mais on ne peut accepter l’Amérique et le capital, le poids de la démocratie, les traditions de l’Europe. C’est normal. Finalement, la jeunesse progressiste de Hambourg, Poutine, l’Islam, et Kim Jong Un ont les mêmes adversaires: la liberté et les racines européennes. (…) La réponse de l’UE résonne comme une épitaphe: Nous survivrons à l’Europe ! Et ce sera fatal, à l’Ouest, comme à l’Est. 

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