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23/09/2005

Les ouragans qui frappent les US

Je dois avouer un sentiment bizarre. L'avalanche des informations sur la progression d'heure en heure des ouragans, sur les préparatifs de départ des milliers de gens évacués, les nombreux correspondants dépêchés sur place, les gros plans sur les interventions d'un Président américain normalement inquiet et normalement rassurant -tout cela me donne l'impression du spectacle d'une tragédie que l'on déplore non sans une secrète satisfaction se logeant quelque part, à la périphérie des sentiments dignes, ceux qui ont droit à la parole. La puissance américaine se retrouve diminuée devant les éléments déchaînés. Toute la planète y est sensible, Fidel Castro envoie des médecins...A chacun sa manière d'exprimer son empathie.
Et pourtant, il y a bel et bien une faille dans les médias -dans le trop plein ou dans le trop à coeur?- et c'est là que se glisse le doute sur l'authenticité de la sincérité.
Etrangement, il me vient à l'esprit le motto d'un roman des années '80, "Le plus aimé des mortels", d'un écrivain roumain "suicidé":" Là où l'amour n'existe pas, rien n'existe." On aime vraiment les US, ou on aime leur détresse?

19/09/2005

Lecture

Je viens de lire "Sacrés Français, le roman! Un Américain en Picardie", de Ted Stanger, publié aux edititons Michalon, comme les autres "Sacrés..."
C'est une satire qui cible la culture d'entreprise en Fance, les lourdeurs, les inerties, les bureaucraties, (car il y a des administrations...), les mentalités, les clichés -et elle le fait par les yeux innocents d'un cadre dynamique américain dont la mission consiste à réformer une petite entreprise en Picardie, dans le but de la revente.
Il est possible que l'esprit critique d'un lecteur 100% français cède le pas à l'amour-propre quelque peu froissé. Seulement, il ne reconnaîtra pour rien au monde, il lui fera dire probablement, du bout des lèvres: "C'est amusant!" Oui, sans doute. C'est une satire qui, en mettant en rapport deux visions économiques et sociales, semble nous inviter à juger laquelle se porte le mieux.
A mon humble avis, aucune, bien que l'une soit nettement plus efficace. Comme j'ai l'avantage(!) de n'être ni Française, ni Américaine, mais Roumaine, je ne peux avoir, hélas, nul orgueil sur des a priori de ce genre. Bien au contraire, je reste ouverte à l'utopie, et le livre m'a fait rêver d'un système qui réunisse les meilleurs éléments  de ces deux mondes que tout oppose. A la fin, le héros, Jonathan Bradley, choisit de rester en France. Mais ce n'est là que le clin d'oeil habituel de l'auteur, sa touche affective, puisque l'amour n'a jamais été un argument d'ordre économique...