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23/08/2026

Mes Archives et Gemini

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(Photo- Nice Etoile, au Bagel Corner) 

 

Le PNRR représente la chance de la Roumanie de sortir d'un sous-développement comparable à des pays d'Asie ou d'Afrique, écrivait un quotidien roumain en 2023. Sauf que la Corruption avance main dans la main avec sa sœur jumelle l’Incompétence. Les deux rongent ce pays, dirigé par la deuxième ou la troisième génération issue de la nomenklatura du Parti unique et de la Securitate. Le niveau d'intelligence et de discernement de la population actuelle a chuté de façon inquiétante, il est à la mesure des 'solutions' des hommes politiques lamentables.

Il y a six ans, j’écrivais une note de blog au sujet du pactole européen qui allait partir en fumée. Depuis, la situation de la Roumanie a empiré après des mois de crise politique, de luttes internes, de coups bas entre les leaders des partis au gouvernement, de compromis inefficaces. Il faut rappeler que le pays est le résultat de plus de trente années de pillage, de corruption et d’incompétence institutionnalisée, d'émigration massive. Avec un Etat de droit qui n’en est pas un, avec un maillage clientéliste au niveau de toutes les structures administratives, avec l’argent public siphonné par les réseaux mafieux et les intérêts des partis politiques, il est tout simplement illogique de croire qu'un renversement de situation serait possible. Autrement dit, nous avons besoin d’une stratégie, ce que la Roumanie n’a jamais eu (enfin, à part l’édification du communisme...). Tout se concentre autour du jeu politique qui doit profiter au maximum au système mafieux complexe. Celui-ci ne pourra être démantelé, c’est impossible. 

Il est évident que le mécanisme gigantesque de la corruption à tous les étages, tous les niveaux, toutes les branches, demande énormément d’argent. En principe, les fonds européens ne peuvent être détournés, donc à quoi bon faire des projets pour les encaisser, quand on arrive très bien à faire des montages financiers entre les structures de l'Etat et des structures privées, plus ou moins fictives, et tout le monde gagne. Autrement dit, on vole son propre chapeau, d'ailleurs un mode de fonctionnement ancestral.

On pourra retrouver dans les Archives de ce blog beaucoup de notes sur ce sujet. Le plus souvent, elles sont empreintes de révolte et de tristesse, et pour cause. Moi-même, quand j’en relis certaines, je constate qu’elles sont si actuelles, comme si je les avais écrites aujourd’hui, et non il y a dix, quinze ou vingt ans. Par exemple, je retrouve dans une note de 2017 une référence à notre future adhésion à l’OCDE, et je me rappelle que c’est aussi la réalisation politique imminente que l’on agite ces jours-ci, et qui me fait franchement rire : La cerise sur le gâteau, c’est que la Roumanie attend la confirmation de sa candidature à l’OCDE! Elle remplit les critères, nous dit-on. Et tout cela à un stade de régression réelle jamais atteint jusque-là. Ce qui fait peur, en l’occurrence, ce n’est pas tant la Roumanie, mais les institutions internationales qui, dans leur routine spécifique, et en fonction de critères et d’intérêts moins transparents, ou carrément étranges, lui ouvrent l’accès, au lieu de la regarder de plus près, telle qu'elle est. En immersion, si possible.

Mais laissons ces considérations et interrogeons les neurones en silicium. Voici un résumé de la situation du PNRR  en l’an de grâce 2026, que m’a livré Gemini.

 Le Plan National de Relance et de Résilience (PNRR) de la Roumanie illustre bien les défis d’absorption des fonds européens de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR). Chiffres clés de l’absorption : Allocation révisée : 21, 4 milliards d’euros (13, 57 milliards en subventions, 7,84 milliards en prêts). La Roumanie avait initialement droit à environ 28,5 milliards, mais le gouvernement a renégocié et réduit la composante « prêts » à l’automne 2025 après avoir constaté qu’une partie des projets ne pourrait pas être achevée à temps. Fonds décaissés : Environ 13 milliards d’euros reçus à ce jour, soit un taux d’absorption global d’environ 61% de l’enveloppe révisée. Positionnement régional : La Roumanie fait partie des pays en retard en Europe du Sud-Est (devant la Bulgarie à 53%, mais loin derrière la Croatie à 73% ou la Slovénie à 83%).

Origines des blocages et des pertes de fonds. Le mécanisme de la FRR conditionne le versement de chaque tranche à l’atteinte de jalons (milestones) et d’objectifs stricts. Le retard roumain s’explique par trois facteurs majeurs. 1. Blocages politiques sur les réformes structurelles : Les blocages récurrents concernent la réforme des retraites spéciales, la gouvernance des entreprises publiques, la décarbonation du secteur de l’énergie et la loi sur les rémunérations dans la fonction publique. Faute d’accord à temps, la Commission européenne a partiellement suspendu des paiements. 2. Pertes financières définitives : Sur la demande de paiement nr3, la Roumanie a perdu définitivement 458,7 millions d’euros en raison de réformes incomplètes ou retardées (bien qu’elle ait réussi à en récupérer 350,7 millions après renégociations). 3. Capacité d’exécution et bureaucratie administrative : L’incapacité à lancer et terminer les grands projets de travaux publics dans les délais impartis à forcé l’abandon de plusieurs projets d’infrastructures lourdes.

Urgence de la fin de programme (2026). Le calendrier fixe au 31 août 2026 la date limite d’achèvement de l’ensemble des investissements et réformes financés par le plan. Afin de ne pas perdre les 4,5 milliards d’euros de subventions restant à collecter, le Parlement roumain a été sollicité cet été pour faire passer en urgence six lois clés (code de l’urbanisme, décarbonation, statut de la fonction publique). La 5e demande de paiement (sur 75 jalons/objectifs) vient d’être soumise pour tenter de sécuriser les derniers versements de subventions.